18/11/2014

Anna Herman, voir l’Ukraine autrement.

L’Ukraine est entrée récemment, et de la façon la plus brutale, sous les feux de l’actualité. Mais que sait-on en fait de ce pays, mosaïque de populations qui appartenaient autrefois à divers empires ou pays ? Anna Herman, dans son roman La petite fille et les cosmites,  nous présente sa terre et sa vie tout au long du siècle passé à travers la chronique d’un petit village de l’ouest de ce pays.

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04/02/2014

Hanna Herman, écrivaine et députée ukrainienne (fin)

Fin de l'interview de l"écrivain et député ukrainienne Hanna Herman, dont le roman "Les Pyramides invisibles, sera bientôt disponible en français

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02/02/2014

Hanna Herman, écrivaine et députée ukrainienne (première partie)

On entend beaucoup parler de l'Ukraine, sans savoir grand chose de ce voisin. Hanna Herman, député de l'ouest de l'Ukraine, qui est également l'auteur, avec son grand roman Les pyramides invisibles, d'un puissant récit sur la vie de ce pays et de ses campagnes au moment où l'Ukraine est passée de l'ère soviétique à l'indépendance, nous livre son témoignage.

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06/03/2013

Abdijamil Nourpeissov, voix inspirée du Kazakhstan

Il y eut un jour et il y eut une nuit, un grand roman tragique sur fond d’ambitions politiques et de catastrophe écologique.

 

Le dernier ouvrage d’Abdijamil Nourpeissov,  le plus grand écrivain kazakh vivant, proposé pour le Prix Nobel de littérature, vient de sortir en traduction française à l’Âge d’Homme. Cet imposant roman de plus de 500 pages est - au-delà de la poignante et oh combien véridique histoire d’un couple né sur un malentendu et qui souffre, tout au long, de ce péché originel - la véritable révélation des méfaits du régime soviétique et de sa recherche de la productivité à tout prix, tare partagée, d’ailleurs, avec de nombreux autres. Nourpeissov nous montre comment, au nom de cet impératif, des peuples et des terres sont sacrifiés et la nature modifiée, tout ça pour un résultat bien pire qu’auparavant.

 

Il nous découvre les ressorts d’un système où, pour réussir, un pseudo-savant, qui pourrait faire penser à un Lyssenko, sur des bases prétendues scientifiques, et surtout qui plaisent au Kremlin brejnévien, n’hésite pas à sacrifier sa terre natale. Mais que lui importe si ses copains d’enfance tombent dans la misère, s’il doit sacrifier la femme qui l’aime et qui se rabat, rejetée par lui, sur son meilleur ami. Il obtient tout ce qu’il veut… jusqu’à sa chute.

 

Il parviendra, malgré tout, à récupérer la femme jadis répudiée, en l’arrachant à son époux. Et il faudra une tragédie où cette femme verra qui est le lâche, qui est l’homme vrai, pour qu’elle se rende compte que, au fond, le destin lui avait choisi le mari qu’il fallait.

 

Le Kazakhstan, devenu indépendant, se remet maintenant de toutes les blessures infligées à sa terre et à ses hommes au cours du XXe siècle. Nourpeissov nous rend en virtuose du verbe cette époque, comme il l’avait fait dans sa première immense fresque La Sueur et le Sang. Ces deux ouvrages, à qui la traduction a su garder tout leur souffle épique, constituent des chefs-d’œuvre dans la droite ligne de la grande littérature russe.

 

 

Il y eut un jour et il y eut une nuit – Roman d’Abdijamil Nourpeissov. Editions l’Âge d’Homme. Traduit du russe par Athanase Vantchev de Thracy. 529 pages, 25 €

24/12/2012

Et il fut jour, et il fut nuit : Découvrir Nourpeissov, la phare littéraire du Kazakhstan

 

Kazakhstan... On pense tout de suite au gaz, au pétrole. Mais cet immense pays possède un autre trésor national : le romancier Abdijamil Nourpeissov, dont la dernière œuvre vient d’être traduite en français et va paraître à « l’Âge d’Homme »

L’écrivain kazakhstanais Abdijamil NOURPEISSOV, auteur dont l’œuvre entière est empreinte d’un verbe poétique puissant et inspiré, est une figure nationale dans son pays comme il l’était, en son temps, dans toute l’URSS, où ses ouvrages étaient des best-sellers.

Au cours d’une longue carrière de près de 50 ans, Abdijamil NOURPEISSOV est l’auteur, en particulier, de 2 œuvres majeures, le Sang et la Sueur, écrite dans les années 60 et 70,ainsi que le plus récent Et il fut jour, et il fut nuit, tous deux importants jalonsde sa démarche littéraire.

Profondément ancrées dans sa terre natale tout en témoignant d’une grande recherche psychologique qui parle à chacun, ses oeuvres sont pleines d’un souffle poétique rare, d’images puissantes et d’un art de transporter le lecteur au cœur de l’action. On pense, face à l’ampleur et à la densité de ses textes, à des auteurs tels Pasternak ou Cholokhov, autres illustrateurs de cette magnifique tradition du grand roman russe.

Titulaire de nombreux prix soviétiques et kazakhs, NOURPEISSOV est considéré dans son pays comme le plus grand écrivain national.

La remarquable traduction en français de son dernier ouvrage,  Et il fut jour, et il fut nuit,  par le poète Athanase Vantchev de Thracy, à paraître prochainement aux éditions « L’Age d’Homme », a su mettre en valeur la sensibilité à fleur de peau  et la richesse stylistique de cet immense romancier qui, en nous parlant de son pays, nous parle aussi de tout ce qui fait la richesse intérieure de l’humanité.

Ajoutons que Et il fut jour, et il fut nuit, pourtant écrit voilà plus de 10 ans,  est au cœur de l’actualité en nous présentant aussi des préoccupations écologiques devenues depuis un enjeu majeur. Cette intuition prophétique est encore un atout au crédit de NOURPEISSOV, tant elle confirme l’humanisme visionnaire de son œuvre.